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Serge
Volevatch
Le foundateur

Audacieux et avant-gardiste, il n’a jamais renoncé à sa vision de la robinetterie d’exception. Même au début, dans sa boutique parisienne du XVe arrondissement, quand les clients se faisaient encore rares, il a tenu, convaincu de la pertinence de son propos.

Son père le voyait devenir ingénieur. Serge Volevatch, lui, rêvait d’intégrer une université pour davantage de liberté. Nous sommes dans le Paris des années 1960. À l’époque, il n’est pas si facile d’aller à l’encontre de ses parents. Intrépide, il va sauter le pas, s’inscrire en fac de maths et multiplier les petits boulots pour financer ses études.

Jusqu’au jour où l’un de ses profs lui dit: "Il n’y a pas que les maths dans la vie…" C’est le déclic pour Serge Volevatch, le curieux, le touche-à-tout, le bricoleur qui sait déjà esquisser des formes, manipuler le métal, manier un tour. Il quitte alors l’université pour rejoindre un chaudronnier chez lequel il occupe le poste de dessinateur industriel. Mais pointer chaque matin, ce n’est pas fait pour lui. Il retourne sur les bancs de la fac, cette fois en droit et économie, puis intègre, coup sur coup, l’Institut d’administration des entreprises et l’Institut d’urbanisme. Il a envie de "faire", concrétiser des projets, voir ses idées prendre vie. Dans les années 1970, il va ainsi travailler sur des concepts de villes nouvelles. Mais, ce n’est pas assez créatif à son goût. Il veut davantage de marge de manœuvre, pour pouvoir choisir, s’exprimer, décider. Au hasard d’une rencontre, il s’oriente vers la plomberie, passe un CAP en six mois et s’installe rue de Lourmel, à Paris.

Serge Volevatch
Serge Volevatch

Minutie et haute précision

En marge de son travail de plombier, Serge Volevatch commence à chiner des baignoires anciennes aux puces de Saint-Ouen, Vanves et Montreuil. Il prend alors plaisir à les restaurer pour leur offrir une nouvelle vie: une certaine idée du recyclage et de la durabilité avant l’heure. Son objet de prédilection: le mitigeur thermostatique. "Soit j’en trouvais pour remplacer les défectueux, soit j’en fabriquais moi-même avec le souci d’une intégration parfaite de la nouvelle pièce à la baignoire existante", confie-t-il.

Peu à peu, ce travail de minutie et de haute précision lui donne envie de créer ses propres robinetteries. En ouvrant alors un atelier, toujours rue de Lourmel, qu’il baptise "La Baignoire délirante", il met un terme à la plomberie traditionnelle pour ne se consacrer qu’à la réhabilitation de pièces anciennes et la création de nouveautés. Le bouche à oreille va faire le reste. Avec la venue de nombreux décorateurs parisiens, sans oublier celle du danseur et chorégraphe Rudolf Noureev, qui va lui commander une baignoire en cuivre avec robinetterie et tuyauterie apparente.

Une prouesse esthétique et artistique que Serge Volevatch va relever. L’idée: satisfaire des clients qui aiment la rareté. Véritable "orfèvre du bain", il ajoute: "Le luxe est dans le détail." Un principe que la maison Volevatch suit, applique et revendique depuis 1975, du premier atelier de la rue Lourmel jusqu’au showroom actuel de la rue Bonaparte, à Saint-Germain-des-Prés, en passant par la boutique ouverte en 1994 rue du Cherche-Midi.

Luxury detail
"Le luxe est dans le détail"
Serge Volevatch, fondateur de la maison Volevatch