"Petite fille, j’étais très active et toujours guidée par la passion." Nathalie Volevatch se souvient avoir cumulé vie scolaire, cours de judo, d’escrime et de musique. "Je voulais devenir professeur des écoles. J’aurais même pu imaginer embrasser une carrière de musicienne", confie celle qui vient de reprendre la flûte traversière. Mais la vie en a voulu autrement. Major de promotion de son école de commerce à Limoges, elle a le choix entre plusieurs secteurs pour mener son alternance: la décoration, la mode, le mobilier… Finalement, elle va choisir l’automobile. Pour sa première embauche aussi: "À 22 ans, je me suis retrouvée projetée dans une équipe où j’étais la seule femme et la plus jeune." Nathalie Volevatch aime les défis et préfère les chemins de traverse aux routes toutes tracées. Déjà dans ses années de lycée, lorsqu’il fallait réunir des fonds pour une bonne cause, elle n’avait peur de rien: "Je servais de l’essence dans une station-service! Convaincre, ça m’a toujours beaucoup plu."
À l’orée de l’année 2000, elle quitte Limoges pour Paris. Envie de changer d’air, de métier, d’horizons. La maison Volevatch cherchait alors un profil proche du sien, pour lui confier la direction commerciale de la société. Elle se rend à l’entretien et, là, coup de cœur immédiat pour le parcours et le discours de Serge Volevatch. Elle est bluffée. Sa personnalité séduit tout autant en retour. Nathalie Volevatch est donc recrutée par celui qui va devenir son beau-père, quelques temps plus tard. "J’avais envie d’intégrer une entreprise sensible aux valeurs, à l’éthique, à l’art, au travail qui a du sens. La maison Volevatch répondait à tous ces critères." Elle évoque aussi "la beauté des pièces réalisées pour la robinetterie", ainsi que l’importance de la transmission d’un savoir-faire"pour perdurer". Sa plus grande fierté? "Lorsque nous avons obtenu le label EPV - Entreprise du patrimoine vivant - et notre inscription, par l’Unesco, à l’inventaire des métiers d’art rares. "