"Je suis né dedans.". Igor Volevatch a grandi en voyant son père, Serge, chiner dans les marchés aux puces franciliens, puis nettoyer, rénover, transformer les baignoires et autres pièces de robinetterie anciennes qu’il avait dénichées. Une école pas comme les autres. "J’ai appris à souder très jeune, dans le premier atelier de mon père, rue de Lourmel à Paris." La suite: une passion pour la sculpture, qu’il pratique, puis une curiosité aussi bien pour l’Amazonie que pour les arts martiaux, le piano, le cheval, la diplomatie, la finance… Igor Volevatch aime la découverte, les pas de côté, l’inexploré. Jeune adulte, il n’a pas d’idée précise quant à son avenir professionnel. Tout l’intéresse. Jusqu’au jour où la transmission du savoir-faire familial devient une évidence. Il commence à travailler à mi-temps avec son père. Puis, peu à peu, il trouve sa place et ses marques, jusqu’à réaliser les motifs de décoration de la robinetterie.
Aujourd’hui, à la tête de la maison Volevatch, il jette encore son œil de sculpteur, d’artiste et d’artisan sur la création. Il affine un dessin, peaufine un détail, suggère une forme. Car Si Igor Volevatch a un pied dans l’administratif de la société familiale, il garde l’autre au cœur de l’atelier de Tully, dans la Somme, où il insuffle la culture de la pièce unique et de la série limitée numérotée. "Nous incarnons le luxe à la française", souligne-t-il. D’où sa volonté de miser sur le sur mesure, cultiver l’exigence, prôner la rareté, rechercher la perfection. Des partis pris qui répondent aux attentes d’un public averti, sensible à la performance technique et esthétique."Une partie de la jeune génération est également réceptive à ce type d’approche", confie Igor Volevatch. Il les appelle "les nouveaux esthètes". Des profils qui poussent volontiers la porte du showroom de Saint-Germain-des-Prés, car ils se retrouvent dans l’esprit de transmission et dans l’intemporalité des modèles de la maison Volevatch.